Autisme: bras de fer sur la prise en charge

Une centaine de députés LR souhaitent interdire la psychanalyse pour ces enfants handicapés.

«Interdire les pratiques psychanalytiques dans la prise en charge de l’autisme»: sans surprise, la résolution choc du député LR Daniel Fasquelle, examinée jeudi à l’Assemblée nationale, n’a pas été adoptée. Mais la hache de guerre est de nouveau déterrée entre les psychanalystes et les associations de familles d’enfants autistes. Un pavé jeté dans la mare par l’élu du Pas-de-Calais, alors que le quatrième plan autisme doit être mis sur le métier en janvier.

La proposition de résolution du député s’appuie sur les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), de 2012, qui prônent les méthodes éducatives ou comportementales dans la prise en charge de l’autisme, fondées sur l’apprentissage et l’acquisition de compétences. Les approches psychanalytiques avaient été classées dans la catégorie desinterventions«non consensuelles». En effet, ce handicap n’est aujourd’hui plus considéré comme une psychose.

Or, ces recommandations ne sont pas toujours respectées aujourd’hui, selon l’élu.

Le Figaro